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Les pétards mouillés du Rap Us (2001-2006).

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Sortie: 8 décembre 2009

Label: Doggystyle/Priority

Producteurs: Scoop DeVille, The-Dream, Tricky Stewart, Dr. Dre, Terrace Martin, Lil Jon, Teddy Riley, Nottz, Timbaland, The Neptunes, B-Don, Danja, Battlecat, Snoop Dogg

A peine parti que déjà il signe son retour.Une année seulement après le contesté Ego Trippin, le chien de Long Beach revient dans les bacs avec son dixième album. Ce disque s’annonce d’ores et déjà dans la lignée de ce à quoi Snoop nous a habitué depuis R&G, à savoir faire danser les foules tout en se faisant plaisir quitte à livrer un projet fourre-tout dans lequel tout un chacun pourra avoir son compte. Si jusqu’alors le contrat avait été plus ou moins respecté avec quelques titres plus consensuels au milieu des confiseries dont notre chien est désormais si friand, ce n’est pas vraiment le cas avec cet opus.
Commençons tout de même par le commencement. Les plus perspicaces se rappellent que Snoop Dogg a toujours couru après son indépendance artistique. C’est fort de cette idée que son propre label Doggystyle Records avait vu le jour en 1999, un peu avant la fin de son contrat avec No Limit. Les impératifs économiques étant ce qu’ils sont, notre chien devra mettre ses velléités en suspens le temps de mieux se retrouver. Finalement libéré de ses obligations avec Geffen, il prend donc le chemin de l’indépendance (quoique relative vu que la distribution est tout de même assurée par Priority) à l’instar de beaucoup de ses illustres collègues (Ice Cube, Rakim…) et entame dans la foulée la réalisation de ce dixième album. Première conséquence, il se retrouve avec la casquette de producteur exécutif. Deuxième effet pervers, le nombre de tracks est revu à la baisse, une première dans sa discographie solo.Il faudra se contenter de douze titres en plus d’une intro et d’une outro des plus dispensables. Heureusement sa longévité dans l’industrie lui a tout de même permis de se constituer un solide carnet d’adresses. Il s’entoure donc d’une brochette de producteurs des plus variées. Entre vieux compagnons de route (Battlecat, Dr. Dre…), habitués (Teddy Riley, The Neptunes, Scoop DeVille), et collaborateurs côtés du moment ( Danja, The-Dream) la diversité est assurée. De quoi prêter à un minimum d’optimisme pour la qualité de cet opus. Les fuites s’avèreront cependant peu rassurante, tout comme la tracklist dont la publication fera naitre de sérieux doutes sur le contenu. Heureusement encore que la pochette est belle.
Premier constat à l’écoute, le disque est conforme aux prévisions que laissait entrevoir la tracklist et l’orientation de l’auteur ces dernières années. Comme trop souvent, il suit parfaitement la tendance se contentant d’assurer le minimum syndical au micro. On en attendait pas mieux vu que depuis Tha Last Meal sa street crédibilité est sur la pente descendante, mais là on a droit à du Snoop fatigué. Le chien a définitivement perdu ses crocs et n’est plus bon qu’à se rependre en jappements attendrissants et en aboiements légers dignes d’un chihuahua asthmatique. Pour le reste le contenu du disque ravira à n’en point douter l’association des odonto-stomatologistes. C’est mielleux au possible, limite mièvre et surtout peu inspiré. La niche du pittbull s’est muée litière de chat persan. Il faut se rendre à l’évidence le jeune Crip qui avait pris le hip-hop en levrette il y a plus de quinze ans n’est plus. Les rues sales polluées par les gangs n’étant plus son territoire de prédilection, il se vautre désormais dans une literie cotonneuse à souhait. Et ce au mépris des fans de la première heure qui avait espérer un éventuel retour aux sources (en même temps il ne fallait pas rêver).
Tout démarre pourtant bien avec un I Wanna Rock plutôt efficace sans pour autant être exceptionnel.Un titre qu’on qualifierait de moyen à l’échelle des possibilités microphoniques de Snoop mais qui s’avère de très bonne facture au vu de l’ensemble. Même impression avec le trop bref 2 Minute Warning qui lui succède. A partir de la quatrième piste on oscille entre le bon et le moins bon. Snoop ressuscite Lil Jon le temps d’un 1800 sans éclat mais marque surtout la tendance sudiste de cet opus. Un choix pas des plus fructueux d’autant qu’il accouche de titres peu convaincants à l’image d’un That’s That Homie sans intérêt sur lequel on aurait très bien pu remplacer ses couplets par ceux de Gucci Mane sans que personne ne crie au scandale. Les tréfonds de la médiocrité sont atteints avec le pathétique Pronto qui invite le chouchou des kikoolols, j’ai nommé Soulja Boy. Pas de « Yoooou » au menu cette fois-ci. Notre petit père se permet même de livrer une performance de très bonne facture comparée à ses propres compositions. Ça reste cependant aussi mou qu’un pénis de môme et pour ne rien arranger le long chien se met au niveau de son invité avec une performance de liliputien haltérophile .Un titre tout simplement abominable desservi par un refrain des plus risibles où ce qui reste de la voix de notre jeunot après un passage sous auto-tune se charge de remplir de joie les ORLs. Boules Quiès vivement recommandées pour ce titre sous peine d’être pris de pulsions meurtrières. Le massacre se poursuit avec les deux combinaisons avec The-Dream (Gangsta Luv et Luv Drunk) qui sans être mauvaises ne convaincrons que les amateurs de sons légers. Il a beau retrouver ensuite R. Kelly pour un ersatz de That’s That Shit sur Pimpin’ Ain’t EZ on n’en demeure pas moins dubitatifs.
Une poignée de titres vient cependant sauvé l’album du naufrage. Jazmine Sullivan donne une dimension supplémentaire à Different Languages orchestré par Teddy Riley et Scoop DeVille, sans pour autant que Snoop brille. La mayonnaise s’épaissit cependant grâce au plus street Upside Down qui vaut tout autant pour les bonnes prestations des rookies Nipsey Hussle et Problem. C’est finalement les vieux fidèles qui livreront les meilleurs titres. Snoop retrouve Battlecat et Kokane sur Secrets pour un titre plus que convaincant nous rappelant qu’il y a bientôt dix ans ils faisaient des étincelles tous trois. Un morceau qui fera la joie des nostalgiques. Dans un autre registre le très bon Special sur lequel il bénéficie du renfort de Pharrell Williams et de Brandy satisfera également les acheteurs de R&G.
Cependant sans être mauvaise langue ou ironique l’album se révèle plutôt agréable à écouter. Léger mais tout de même plaisant, il s’avère accrocheur et séduira sans peine les amateurs de sons sans prises de tête. Au vu de ce virage assumé, il serait inapproprié de dire que la descente aux enfers de Snoop continue et que ce disque de plus l’enfonce un peu plus dans l’océan de la wackitude. L’album aurait cependant pu être de bien meilleure facture s’il avait été d’avantage peaufiné. Assurément un de ses plus mauvais disques et sachant qu’il persistera dans cette voie, il y a fort à parier que le suivant risque d’être tout simplement indigeste.

10/20

Tracklist

  1. « Intro »
  2. « I Wanna Rock » (prod. Scoop DeVille, co-prod. Dr. Dre)
  3. « 2 Minute Warning » (prod. Terrace Martin)
  4. « 1800 » (feat. Lil’ Jon) (prod. Lil’ Jon)
  5. « Different Languages » (feat. Jazmine Sullivan) (prod. Teddy Riley & Scoop DeVille, co-prod. PMG)
  6. « Gangsta Luv » (feat. The-Dream) (prod. The-Dream & Tricky Stewart
  7. « Pronto » (feat. Soulja Boy) (prod. B-Don, co-prod. Super Ced)
  8. « That’s Tha Homie » (prod. Danja, co-prod. Timbaland)
  9. « Upside Down » (feat. Problem & Nipsey Hussle) (prod. Terrace Martin, co-prod. Jason Martin)
  10. « Secrets » (feat. Kokane) (prod. Battlecat)
  11. « Pimpin Ain’t EZ » (feat. R. Kelly) (prod. Nottz)
  12. « Luv Drunk » (feat. The-Dream) (prod. The-Dream & Tricky Stewart)
  13. « Special » (feat. Brandy & Pharrell Williams) (prod. The Neptunes)
  14. « Outro »

Sortie: 31 Octobre 2000
Label: Roc-A-Fella/ Island Def Jam
Producteurs: Just Blaze, The Neptunes, Rick Rock, Kanye West, Rockwilder, Bink!, B-High, T.T., Memphis Bleek

Alors qu’il était censé prendre sa retraite après la sortie du dernier volet de sa trilogie, Jay-Z revient sur sa décision (sans doute à cause d’impératifs financiers) et fait son come-back avec un tout nouveau disque à l’intitulé quelque peu étrange: The Dynasty: Roc La Familia. Ce qui était originellement prévu être un album de collaboration des artistes Roc-A-Fella se voit donc transformé en album solo de Jay-Z aux fins d’assurer le maximum d’exposition (les solos de Memphis Bleek et Beanie Sigel n’ont pas fait platine. Ils semblaient donc manquer de poids pour porter cet album et qui de plus charismatique que Hova pour le faire décoller?) . Aussi il n’est pas surprenant d’être confronté à une présence envahissante de Beanie Sigel et Memphis Bleek. Amil n’apparait discrètement que sur un seul titre. Hova n’est « seul » que sur quatre titres, laissant même à Memphis Bleek le soin de lâcher l’efficace Holla en solo.

Première surprise de cet album, l’absence de DJ Premier, une première sur un projet de Jigga. Son absence ne se fera heureusement pas trop sentir vu que cet album est l’occasion de découvrir des beatmakers qui se distingueront par la suite avec Mr Carter: Just Blaze, Bink! et Rick Rock, mais aussi un certain Kanye West qui produit ici son tout premier titre: This Can’t Be Life sur lequel apparait Scarface. Un morceau de très bonne facture (porté par un texte fort) qui laisse déjà augurer la carrière que l’on sait pour le jeune producteur. Just Blaze fait quand à lui étalage de son talent en signant pratiquement une tuerie pour chacun de ses instrus. Il brille sur l’efficace anthem The R.O.C. et  le sublime Soon You’ll Understand. On le retrouve également aux manettes sur l’intro et les réussis Stick 2 The Script et Streets Is Talking. Rick Rock y va lui aussi de ses tueries avec Change The Game, le très bon Squeeze 1st, l’entrainant Get Your Mind Right Mami sur lequel se distingue le trio Hova-Mem Bleek-Snoop et le plus décalé Parking Lot Pimpin . Bink! apparait plus discret mais peut se targuer d’avoir réuni le plus de MC’s sur ses tracks avec le You, Me, Him And Her seul morceau sur lequel apparait la Roc La Familia au grand complet, ainsi que sur la perle 1-900-Hustler sur laquelle Freeway signe sa première apparition officielle.

Les titres les plus marquants émanent cependant de tierces producteurs. Tout d’abord le gros tube I Just Wanna Want To Love U (Give It 2 Me) produit de main de maitre par The Neptunes qui deviendra un incontournable en soirée. Pareil pour l’autre boucherie de l’album Guilty Until Proven Innocent produit par Rockwilder et totalement sublimé par la voix de miel de R. Kelly (ce qui apparait comme prémonitoire pour lui quand on connait le sens du texte). D’aucun trouveraient incongru d’associer un message politique à un instrumental aussi dansant, mais ne boudons pas notre plaisir. Ce morceau est tout simplement excellent. L’album se conclut sur le triste et très personnel Where Have You Been sur lequel  Beanie et Jay évoquent le père qu’ils n’ont jamais connus.

Un disque qui marque une transition dans la carrière d’Hova qui se découvre de nouveaux collaborateurs et entre de plein-pied dans le nouveau millénaire plus affuté que jamais. Exit le Jay-Z du siècle précédent. Reasonable Doubt est déjà loin derrière lui. Il est à présent prêt à renforcer son statut de légende avec un nouveau classique qui arrivera dès l’album suivant.

17/20

Tracklist

# Title Producer(s) Length
1. « Intro » Just Blaze 3:11
2. « Change the Game » (feat. Beanie Sigel & Memphis Bleek) Rick Rock 3:08
3. « I Just Wanna Love U (Give It 2 Me)«  The Neptunes 3:48
4. « Streets is Talking » (feat. Beanie Sigel) Just Blaze 4:45
5. « This Can’t Be Life » (feat. Beanie Sigel & Scarface) Kanye West 4:48
6. « Get Your Mind Right Mami » (feat. Memphis Bleek & Snoop Dogg) Rick Rock 4:22
7. « Stick 2 the Script » (feat. Beanie Sigel) Just Blaze 4:09
8. « You, Me, Him and Her » (feat. Beanie Sigel, Memphis Bleek & Amil) Bink! 3:45
9. « Guilty Until Proven Innocent » (feat. R. Kelly) Rockwilder 4:56
10. « Parking Lot Pimpin' » (feat. Beanie Sigel & Memphis Bleek) Rick Rock 4:15
11. « Holla » (feat. Memphis Bleek) Memphis Bleek & B-High 3:33
12. « 1-900-Hustler » (feat. Beanie Sigel, Memphis Bleek & Freeway) Bink! 3:51
13. « The R.O.C. » (feat. Beanie Sigel & Memphis Bleek) Just Blaze 4:07
14. « Soon You’ll Understand » Just Blaze 4:35
15. « Squueze 1st » Rick Rock 3:50
16. « Where Have You Been » (feat. Beanie Sigel) T.T. 5:36

Sortie: 6 Avril 1999
Label: Columbia
Producteurs: L.E.S., DJ Premier, Trackmasters, Timbaland, Alvin West, Dame Grease, Nashiem Myrick, Carlos Broady, D-Moet, Pretty Boy

Auteur d’un premier album certifié classique intemporel, Nas traine depuis lors comme un boulet cette performance. Tous ses albums sont depuis comparés à Illmatic, ce qui lui attire régulièrement les foudres des puristes et haters de tout poil. Ainsi l’excellent It Was Written a été descendu par une critique peu objective en dépit de la qualité du disque. L’album de son groupe The Firm bien que co-produit par Dr Dre et les Trackmasterz a lui aussi subit le même sort. Nas entend cependant remettre les pendules à l’heure en annonçant un futur double album intitulé I Am…The Autobiography. Il affichait d’ailleurs une confiance aveugle en ce projet qu’il voulait à mi-chemin entre ses deux premiers opus. « Mouais, mouais » serait-on tentés de se dire tant le scepticisme était de rigueur. Mais l’annonce de la présence de DJ Premier en plus des Trackmasterz derrière la console a de quoi rassurer. L’affaire s’annonçait donc de bonne facture mais c’était sans compter avec les désidératas de Steve Stoute qui contraint Nas à réduire son album (certains titres resteront inédits).

Les doutes sont cependant levés dès la livraison du premier single. Porté par une production de DJ Premier plus qu’efficace, Nas Is Like fait l’unanimité dans le microcosme hip-hop et même au-delà. Cet egotrip est à n’en point douter l’un de ses meilleurs titres tout albums confondus. Pile poil ce qu’il faut pour mettre l’eau à la bouche et se prendre à rêver à un nouvel Illmatic. Espoir déçu vu que l’intéressé réaffirme sa volonté de ne pas en refaire un. Pis il règle même ses comptes avec les puristes avec Hate My Now, second single au titre évocateur où il bénéficie du renfort de Puff-We-Don’t-Stop-Cause-We-Can’t-Stop-Daddy. Qu’importe les critiques, Nas assume son nouveau virage et tant pis pour les déçus. Un second extrait qui achèvera de diviser ses fans mais aussi les auditeurs en général qui ne savent plus trop à quoi s’attendre avec ce nouvel album. Rap Ghetto ou Hip-Hop commercial? Les spéculations vont bon train et non pour seul effet que d’accentuer l’intérêt porté à cet album dont le titre sera finalement raccourci en I Am…
Le moins que l’on puisse dire à la livraison de ce projet est que Nas a finalement offert exactement ce qu’il avait annoncé. La déception fut cependant si grande chez les auditeurs que certains n’ont pas hésité à le qualifier de pire album de Nas. Sans tomber dans l’extrémisme et avec du recul, il faut bien reconnaitre que cet avis, un tantinet excessif n’est pas fondé. Bien sur il ne s’agit pas d’un succédané d’Illmatic (il n’en atteint pas la puissance) et il s’avère sommes toutes moins bon que son opus précédent, mais I Am… est tout de même un bon disque. Certains persifleront à cause de la couleur musicale plus qu’accessible et de certains morceaux peu inspirés mais dans l’ensemble l’album est plus que correct en dépit de la mauvaise réputation dont il est affublé depuis sa sortie.
Après une intro comportant un medley de ses deux précédents albums, on entre dans le vif du sujet avec le très bon New York State Of Mind Part II, nouvelle collaboration réussie avec un DJ Premier en verve. Un titre qui nous prouve qu’on peut toujours compter sur Nas pour un titre fort. Passons le polémique et déjà connu Hate Me Now et attardons-nous sur Small World où il nous fait de nouveau admirer sa finesse lyricale. Suivent un duo efficace avec Scarface et l’un des premiers couacs de l’album: We Will Survive. Pas que le titre en lui-même soit catastrophique, mais la mollesse de la prestation de Nas irrite. De plus pour un hommage à 2Pac et B.I.G. on était en droit d’espérer un peu plus d’implication. A compter de ce titre on va osciller entre le bon et moins bon. Les titres corrects (Ghetto Prisonners, I Want To Talk To You et le puissant Life Is What You Make It en featuring avec DMX) se retrouvent perdus entre le terne You Won’t See Me Tonight et le franchement insipide Dr Knockboot (un de ses plus mauvais titres, l’instru rappelle d’ailleurs le You Got That de Cam’ron ). Toutes choses qui donne une impression d’inégalité, surtout que Nas ne nous avait pas habitué à un tel manque de régularité. Ajoutons à cela un K-I-SS-I-N-G sans grand éclat (samplant le hit When A Woman Fed Up de R. Kelly sorti seulement un an plus tôt) et un Money Is My Bitch dont le texte a rebuté plus d’un et on a matière à comprendre les griefs émis à l’encontre de cet album. Heureusement perdurent quelques éclairs de génie comme les deux titres avec DJ Premier ou encore le sublime Undying Love qui conclue merveilleusement l’album.
Au final l’album s’avère moyen à l’aune de Nas. On ne peut qu’être déçu quand on a encore en mémoire les deux précédents opus mais l’album reste cependant correct en dépit d’un virage plus rnbisé clairement assumé. Bien sur les puristes et haters de tout poil ont largement matière à critiquer mais il n’en demeure pas moins qu’I Am… est à ce jour le projet le plus accessible de Nas. L’album idéal pour découvrir Nasir Jones.

14/20

Tracklist

1. Album Intro

2. NY State Of Mind Pt. II
Produced by DJ Premier
Sample: »NY State Of Mind » by Nas

3. Hate Me Now (Feat. Puff Daddy)
Produced by Pretty Boy & D. Moet, and Tone & Poke

4. Small World
Produced by Nashiem Myrick

5. Favor for A Favor (Feat. Scarface)
Produced by L.E.S.

6. We Will Survive
Produced by Poke & Tone
Excerpts: « This Is It » written by Loggins & McDonald

7. Ghetto Prisoners
Produced by Grease

8. You Won’t See Me Tonight (Feat. Aaliyah)
Produced by Timbaland

9. I Want To Talk To You
produced by L.E.S.

10. Dr. Knockboot
Produced by Poke & Tone
Eexcerpts: « Say What » by Dave Matthews

11. Life Is What You Make It (feat. DMX)
produced by L.E.S.

12. Big Things
Produced by Alvin West
Excerpts:n « Them From Mohogany » written by Gerald Masser & Micheal Masser

13. Nas Is Like
Produced by DJ Premier
Sample: « It Ain’t Hard To Tell » by Nas

14. K-I-S-S-I-N-G
Produced by L.E.S.
Sample: « When A Womans Fed Up » R. Kelly published

15. Money Is My Bitch
Produced by Alvin West

16. Undying Love
Produced by L.E.S.