Archives de octobre, 2009

Sortie: 31 Mars 2009
Label: Poe Boy/ Atlantic
Producteurs: Kane Beatz, Dr. Luke, Mike Caren, Will.I.Am, DJ Montay, J. Rock, Jim Jonsin

Il va sans dire que le retour de Flo Rida était loin d’être espéré surtout après un premier album daubesque, serti de formules commerciales éculées et limite indigeste. Les succès des singles Low (en Featuring avec T-Pain) et Elevator n’ont pas réussi à masquer la pauvreté de cet album dont on n’a pas gardé un souvenir impérissable. Mais qu’importe, Flo Rida ne lâche pas l’affaire et revient avec un deuxième album qui s’annonce dans la lignée du premier à l’écoute de Right Round . Titre des plus racoleurs ayant fait la joie des clubs et des radios « branchées » mais aussi des charts vu qu’il restera en tête six semaines durant. Bien sur aucun des fans de ce morceau ne notera que le sample de Dead Or Alive n’est pas des plus novateurs. En dépit des critiques Flo Rida continue sur sa lancée en nous gratifiant de Shone (titre à oublier au plus vite) mais surtout du pathétique Sugar (lyrics à l’image de son intitulé) où il pousse l’imposture jusqu’à sampler le celébrissime Blue d’Eiffel 65. Un titre immonde et sans originalité qui préfigure un virage plus pop que jamais (T.I. et Kanye West ont trouvé leur maître). C’est donc avec beaucoup d’appréhensions que ce skeud est abordé.

Soyons honnête, cet album mérite à peine d’être classé dans la catégorie hip-hop et même rap. OK il y a un phrasé qui y fait penser mais dans son ensemble cet album tiens de la dance music. Pis de la mauvaise dance music. Au menu, recyclage de hits de l’Eurodance (Je devrais dire copié-collé), Electro-pop masturbatoire, lyrics sans aucun intérêt (on aurait pu mettre le micro sur mute cela n’aurait rien changé) et accessibilité (prostitution de bas-étage?) musicale plus qu’écœurante. On a beau tenter de parcourir cette soupe putride saveur caramel-nougat avarié pour essayer de dégoter un ersatz de titre digne de mériter une écoute attentive, mais rien à faire. Tout ce sucre remonte à la gorge et ne provoque rien d’autre qu’un diabète musical contre lequel la meilleure insuline s’avère inefficace. Un chef-d’œuvre de pauvreté musicale digne d’un odieux pompage de pré-ado venant de s’offrir son premier sampler. Ajoutons à cela une brochette de featurings racoleurs à l’envie (Nelly Furtado, Akon, Ne-Yo…) et nous obtenons l’un des pires albums de l’année (Toc jusqu’à sa pochette rappelant vaguement celle de The Massacre de 50 Cent).

Beaucoup crieront à l’affront à l’écoute de Gotta Get It (qui reprend un sample de Tina Turner rappelant vaguement le Music de Madonna), Touch Me (infect recyclage du Satisfaction de Benny Benassi) ou encore Rewind qui sample Leona Lewis (le morceau ne vaut que pour la performance de Wyclef Jean), mais ces titres ne sont que la parfaite illustration de cette pathétique sous-compilation qui réussi l’exploit d’être encore plus indigeste que les albums dont elle s’inspire. Dans ces flaques de dégueuli de gamine overdosée de sucreries seuls surnagent un Be On You (produit par Stargate) sur lequel Ne-Yo ne s’en tire pas trop mal et Never plus ou moins sauvé par le texte de Keri Hilson. Le reste n’est qu’un amas de contrefaçons de Dance européenne juste bonne à être refourguée à un public de joyeux ignares lobotomisés. Un déchet toxique à écarter au plus vite de votre corbeille puisqu’il y a fort à parier qu’elle y a vite trouver sa place.

5/20

Tracklist

01. Finally Here
02. Jump Ft. Nelly Furtado
03. Gotta Get It (Dancer)
04. Shone Ft. Pleasure P
05. Right Round
06. R.O.O.T.S
07. Be On You Ft. Ne-Yo
08. Mind On My Money
09. Available Ft. Akon
10. Touch Me
11. Never
12. Sugar Ft. Wynter
13. Rewind Ft. Wyclef Jean

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